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  • Taru Koivisto

À la rencontre des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest

Updated: Oct 7, 2021


En automne 2021 j’ai passé 5 semaines dans le centre culturel finno-africain Villa Karo à Grand-Popo, au Bénin. Là-bas, j’ai pu faire connaissance des volontaires de l’Association Gnonnou Tchité – Association de Femmes au Bénin, dont le manager culturel de Villa Karo, Georgette Singbe, fait partie.


Actuellement, cette association aide une trentaine de femmes et de filles, surtout avec la scolarisation et l’apprentissage de l’artisanat et de l’agriculture avec un seuil très bas. L’association a également une version locale de la «maison de filles» l’on héberge des filles sans parents.


J’ai pu aller suivre les activités de l’association avec peintre-photographe Heta Heikkala; nous avons voyagé en moto les 20 km pour arriver au village. Sur la route nous nous sommes arrêtées à un centre médical j’ai eu la possibilité d’interviewer Dotou Nadège, une sage-femme qui travaille avec les familles dans les villages du coin.


Selon madame Nadège, les Béninoises peuvent en général avoir un impact sur le nombre d’enfants dans leurs familles. Avoir 5-6 enfants est considéré comme normal dans cette région. La santé des mères est suivie systématiquement; si besoin, elles sont envoyées en ville pour être soignées. L’âge moyen du premier accouchement est environ 17-18 ans. Les mères allaitent en moyenne pendant 6 mois.


Madame Nadège veut aider les femmes à devenir plus déterminées et confidentes, et également à leur apprendre à mieux prendre soin de leur propre bien-être. En effet, elle trouve qu’en Afrique de l’Ouest il y a un grand besoin pour la capacitation des femmes.

Après le centre médical, nous avons visité le village se trouve la maison des filles. Avec Heta nous étions étonnées par l’énergie et la joie de ces jeunes filles que nous avons rencontrées.


De ma part, j’ai encouragé les enfants d’aller à l’école et d’y continuer aussi longtemps que possible. Ici, le coût de scolarisation, surtout les fournitures scolaires, est souvent trop élevé et on arrête l’école en moyenne à la fin de l’école primaire. Au Bénin il est important d’apprendre le français en plus des langues locales comme le mina, le fon ou le Xwla, ce qui fait qu’une personne habitant au sud du Bénin parle en général entre 4 et 6 langues.


Le soir, je me suis demandé si notre visite chez ces femmes et ces filles était une bonne chose, une mauvaise chose ou quelque chose entre ces deux extrémités. J’ai conclu que je ne veux pas reproduire les mêmes histoires stéréotypées sur les pays en voie de développement, mais plutôt parler de la vie moderne en Afrique de l’Ouest avec laquelle j’ai pu faire connaissance pendant mon séjour à la résidence. J’ai rencontré énormément de gens sympathiques, forts et pleins d’espoir, dont l’avenir et le bien-être me faisait beaucoup réfléchir.


Ma position en tant qu’une personne blanche privilégiée me faisait parfois me sentir mal à l’aise, et me rendait triste. En tout cas, les droits des femmes et des filles sont une thématique actuelle aussi bien au Bénin qu’en Finlande. Ces réflexions personnelles vont probablement continuer longtemps après mon retour en Finlande.


Ce texte est un résumé de l’article originel, publié dans le journal Valkonauha en automne 2021 et traduit du finnois par Otava Ojanperä.

Photo: Heta Heikkala

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